C’est pas à un cours de zumba auquel on vient d'assister dans les lignes précédentes, mais plutôt à un joli numéro de claquettes...
Ah que j'aimerais vraiment voir le Samy Baghdadi qu’on vient de nous décrire, celui qui aurait métamorphosé notre jeu, celui qui aurait apporté le liant qui nous manquait, celui qui aurait éclairé nos offensives grâce à sa science de l’avant-dernière passe, celui qui serait aussi efficace que Gomel et Boutouatou réunis. Sur le papier, ça fait envie. Sauf que, comme PaL, je n’ai pas eu d’hallucination. Depuis son arrivée, j’observe surtout un joueur qui pèse trop peu sur notre jeu: deux de tension dans les duels, beaucoup trop de ballons perdus, et vendangeur à ses heures perdues, ce qui explique sans doute pourquoi le fin œnologue Erbaton en est un fervent admirateur. Ce sont les faits, et ils s’étalent désormais sur douze matchs.
Pour autant, je ne désespère pas. Il nous a montré par bribes, comme avant-hier ce superbe décalage sur Boutoutaou lancé en pleine surface , qu’il avait du talent, et la comparaison (évoquée récemment par Beaunsantos) avec Pagis, qui a ramé 6 mois chez nous avant de s'épanouir pleinement, n’est pas dénuée de sens, loin de là. Il a peut-être ça dans les pieds. L’avenir nous le dira et le plus tôt sera le mieux.
Il ne s’agit pas ici d’être un “opposant” au joueur comme je l’ai vu plus haut, ni de nier son talent, beaucoup ici le perçoivent en arrière-plan, il s’agit simplement de mettre un sérieux bémol à l’importance que donnent certains à ce joueur dans notre jeu. Elle est objectivement trop faible pour l’instant pour y déceler actuellement un quelconque effet bénéfique.
Alors peut-être aussi que, comme le disait JL avec toute la nuance qu’on lui connaît, nous, les danseurs de zumba, ne sommes pas prêts. Ce qui au fond nous rapproche finalement de ce bon Samy…













