Posté aujourd’hui, 10:36
Celui qui était à 50 balles près en 2023, malheureusement, il n'a pas l'argent non plus pour venir au stade. Donc son cas est à part. Je ne parle pas de lui.
Pour le reste, j'ai établi ma définition du supporter : celui qui était là contre le Red Star plutôt que contre Rennes (ou qui était aux deux, bien sûr), contre Châteauroux plutôt que contre Lens, ou qui, si on leur avait demandé de choisir un fusil sur la tempe, auraient instinctivement été présents contre les premiers, parce qu'ils savent que c'était là l'essentiel.
Chacun a son histoire et je n'ai pas à jouer l'arbitre des élégances quant au parcours et au quotidien de chacun, si untel est empêché à cause de son boulot et de ses horaires, parce qu'il habite trop loin ou parce que c'est trop cher. Ce n'est pas mon sujet.
C'est sur les principes. Il y a des éléments qui sont binaires : quand tu as les moyens et la possibilité d'être au stade, ne venir que contre Rennes et pas face au Red Star, c'est un élément clair et net de ton rapport au FCSM, et pas celui d'un supporter.
Chacun se drape du costume de "supporter" parce que le mot revêt quelque chose de romantique, mais je réfute cette idée. Supporter, c'est un état d'esprit. Et souvent, ceux qui ne viennent que face à Rennes et revendiquent pourtant l'identité du supporter, seront les mêmes qui dénonceront ces sauvages d'Ultras qui gâchent la fête, insultent, sont habillés en noir, et font peur aux enfants.
Ce ne sont pas des supporters, mais des spectateurs.
On en a parlé 1000 fois.
C'est pour moi binaire.
Supporter n'est pas une identité dont on prend ce qui nous arrange, quand ça nous arrange.
C'est un mode de vie.
Les gens qui ne seront là que face au Puy ne se rendaient pas malades en octobre quand on était à chier à Concarneau.
Moi, ça m'avait gâché ma semaine.
Je revendique de ne pas appartenir au même cercle, mais je ne fais était d'aucune condescendance en le disant, je n'ai juste intrinsèquement pas besoin d'eux dans mon rapport au FCSM.
"Hé camarade, si les jeux sont faits, au son des mascarades on pourra toujours se marrer !"